Résumé :
Ce doctorat visait à optimiser la prise en charge de la cachexie cancéreuse par l’activité physique adaptée (APA). Une revue systématique a clarifié les ambiguïtés terminologiques et de diagnostic et mis en évidence les difficultés de recrutement et l’hétérogénéité des patient·es, limitant la comparabilité des résultats. Les travaux confirment les bénéfices physiques de l’APA bien qu’ils varient selon les profils et les modalités d’intervention, soulignant la nécessité d’approches personnalisées.
Les études APACAVIR et 2CAPA apportent des données originales en condition de vie réelle. Elles démontrent la faisabilité et la sécurité de l’APA, même en cas de cachexie avancée, avec des bénéfices physiques et anthropométriques. Toutefois, la perte de masse grasse observée dans APACAVIR souligne la fragilité de l’équilibre énergétique et l’importance de combiner APA et prise en charge nutritionnelle. De plus, 2CAPA identifie des facteurs clés de l’engagement et la régularité de la pratique (supervision, flexibilité des lieux et horaires). Des pistes d’implémentation sont proposées : formats flexibles et hybrides (présentiel/distanciel), outils numériques et Jeux Vidéo Actifs pour réduire les barrières d’accès. Ces leviers ouvrent la voie à des pratiques plus accessibles et régulières.
En conclusion, l’APA apparaît comme une composante essentielle de la prise en charge de la cachexie cancéreuse, à condition d’être personnalisée, intégrée à un accompagnement nutritionnel et psycho-social, et proposée dans des formats adaptés et accessibles.